Psychologie et éducation de l’enfant: agressif, Timide, anxieux et têtu

By | mars 19, 2017

les problèmes des enfants: L’entêtement

Vers trois ans, l’enfant prend conscience de la relative autonomie que lui apporte son développement moteur et intellectuel. il réalise qu’il est doué de volonté, qu’il dispose de  moyens physiques propres, qu’il peut prendre des initiatives. (les problèmes des enfants)

Mais tout cela, il lui faut le vérifier… Pour lui, le test le meilleur qui se présente, c’est de faire le contraire de ce que lui suggère ou ordonne l’adulte: il s’oppose plus ou moins systématiquement, il nie, il s’entête.

Ses “non” inquiètent les parents, qui le voient déjà devenir désobéissant, ce qui les pousse à tenter de renforcer leur autorité, à se faire intransigeants, à multiplier les interdictions et les reproches afin de rétablir leur suprématie “menacée”.

Mais, devant l’entêtement de l’enfant, il faut tout d’abord adopter une attitude cohérente, insister jusqu’à ce qu’il se décide à respecter les règles fondamentales malgré son refus apparent; mais, en même temps, on lui laissera la possibilité de dire “non” dans des situations où: son opposition est raisonnable et où: il peut s‘attendre à ce que les grands cèdent devant lui, Par exemple. On peut parfaitement lui demander s’il veut ou non aller se promener. Et obéir à sa décision. même si elle est contraire à ce que l‘on souhaitait; par contre, il est totalement irréaliste de lui poser la même alternative en ce qui concerne l’heure de se coucher.

L’enfant a besoin de mesurer ses possibilités d’autonomie et, pour cela. Il lui faut den interlocuteurs: les adultes. El il ne peut s’affronter à eux qua s’ils acceptent ce “combat”.

il est donc primordial pour lui que l’on réponde a ses sollicitations, en cédant on en ne cédant pas. En tout état de cause, il vaut mieux lui résister, essayer de le faire raisonner, le convaincre: c’est un excellent exercice intellectuel pour les deux parties à la limite, on peut lui laisser tenter quelques expériences si elles ne sont pas dangereuses, puis en discuter plus tard avec lui. Mais il faut rester loyal: inutile de lui demander s’il veut aller à l’école, puisque c’est obligatoire; mais utile de lui demander s’il préfère y aller à pied ou à bicyclette. Encore que. En ville. ce dernier moyen ne présente pas toujours de remarquables garanties de sécurité…

Mais. en tout état de cause, la fermeté affirmée des parents sur certaines règles intangibles montrera au petit de quelle manière faire la différence entre les situations dans lesquelles il peut manifester de la résistance, et celles auxquelles il ne peut rien changer.

Plus le temps passera, moins l’enfant manifestera ce besoin d’affirmer son autonomie. Ses marques d’entêtement et de négativisme, si on ne le contrarie pas trop brutalement, et si on ne le menace pas, finiront par s’estomper d’elles-mêmes. En peu de temps.

problèmes des enfants

les problèmes des enfants: Agressivité

L’agressivité de l’enfant se traduit par une attitude violente envers les gens et les objets, une humeur capricieuse et contrariante, et des bouderies. Chez l’enfant de trois ans, ces crises sont fréquentes: elles indiquent qu’il est en train de prendre conscience de sa personnalité il tente de s’affirmer de s’emparer des objets qui l’attirent et de soustraire à la tutelle des adultes. Alors, c’est bien normal, il se heurte à des obstacles : d’une part, ses forces et ses capacités en générales sont limitées ; de l’autre les adultes font barrage à ses prétentions.

Il peut réagir de deux manières à ces empêchements : ou bien il les acceptera et obéira, afin d’être félicité ; ou bien il se mettra en colère.

L’enfant a un besoin fondamentale d’exprimer ce qu’il ressent ;il ne  faut donc pas dompter son énergie, mais donc de canaliser. Ce qui implique que, au lieu de punir son agressivité ou de la réprimer, il est plus positif de l’aider à choisir une manière d’exprimer sa colère qui ne soit destructive, ni pour lui ni pour les autres.

Si la vie familiale se caractérise par une tension permanente. Si  les habitudes disciplinaires manquent de cohésion, si les punitions sont disproportionnées, avec la gravité des fautes reprochées au petit, si les parents ont souvent des sautes d’humeur, l’enfant ne pourra que décharger à l’extérieur  l’agressivité qu’il aura accumulée et réprimé dans ce cadre néfaste.

Lui laisser faire tous ses caprices, ne pas lui inculquer des règles cohérentes qui puissent limiter ses impulsions l’incitera à devenir un petit tyran, sujet à des crises d’agressivité et de violence qui chaque fois qu’il sera contrarié dans ses volontés. S’il prend une telle attitude, il est donc logique de changer de méthode et de revoir les règles qu’il lui faut respecter, car il est bien incapable de s’en donner tout seul, pour que son agressivité soit bien canalisée dans des voies acceptées par la société.

Ce pendant de même il est relativement inquiétant qu’un enfant soit trop agressif, de même faut-il s’interroger s’il se montre trop docile, obéit à toutes les sollicitations, et ne marque jamais d’agacement. Car cela signifie alors, ou bien qu’il est trop soumis, ou bien que son agressivité naturelle est trop réprimée par une éducation rigide et culpabilisante ; alors, il manque de confiance en lui, et il est nécessaire de l’aider à se rebeller, à exprimer ses idées, ses désirs, son opposition éventuelle : les individus qui ont confiance en eux savent faire valoir leurs droits et ceux des autres dans une société finalement fort contraignante, sans pour autant se livrer à des manifestation d’agressivité infantiles et excessives.

problèmes des enfants

les problèmes des enfants: Timidité

un des problèmes des enfants très répandu c’est Le manque de confiance en soi, surtout dans les rapports humains, est la marque de la timidité : c’est un comportement fréquent à ces âges-là, et l’un des aspects habituels dans l’ébauche de la personnalité.

Elle se manifeste Surtout dans les rapports avec les adultes, mais aussi avec d’autres enfants s’ils ne se connaissent pas: le petit enfant timide se montre alors anxieux, “bloqué”.

Cependant, autant d’attitudes possibles que d’individus; chez certains, ce n’est pas passager et se remarque par la perte temporaire d’une partie de leur indépendance; chez d’autres, on assiste à une véritable terreur devant les relations sociales,

souvent exprimée à l’avance par des pleurs, des cris, dont la signification est évidente: il s’agit de ne pas aller voir des personnes inconnues.

Pourquoi de telles différences entre les individus? C’est une question de caractère, sans doute, mais les spécialistes n’osent pas trop soutenir que c’est inné. il s’agit plutôt d’un comportement acquis. Par exemple, en suivant l’exemple des parents. Ou bien, en vivant dans un milieu familial très refermé sur lui-même. évitant les rapports sociaux.

Une éducation trop sévère ou trop protégée, des changements de milieu trop brutaux, des rencontres “effrayantes” peuvent également être incriminés.

En général, ces marques de timidité irritent les parents, ce qui a un effet “boomerang”: l’enfant le sent, et n’en devient que plus timide.

Le meilleur moyen de combattre ce qui n’est, somme toute, qu’une manifestation d’autoprotection, est d’éviter de montrer de l’agacement et de trop le faire remarquer à l’enfant. Il faut tenir compte des facteurs responsables de cette attitude, réfléchir honnêtement à ce qui a été demandé au petit, se demander si les prétentions des adultes à son égard n’étaient pas déraisonnables, si l’on n’a pas été trop pressé, trop anxieux quand on a voulu l’aider, trop impatient ou trop sévère en d’autres circonstances, si on n’a pas tenté de lui imposer des actes disproportionnés avec ses moyens réels, s’il n’est pas resté trop longtemps “materné”. trop protégé, si la possibilité de nouer de nouveaux rapports sociaux ne lui a pas été refusée involontairement. Autant d’éléments à prendre en compte.

Très amicalement, on l’encouragera alors à se libérer de cette dépendance, on approuvera ses réalisations afin qu’il prenne confiance en soi, on l’incitera à jouer avec d’autres enfants de son âge, à nouer des contacts fructueux avec autrui et à se mesurer avec le monde extérieur

problèmes des enfants

les problèmes des enfants: L’enfant anxieux

Devant une situation ou une tache inhabituelles, l’enfant éprouve par- fois une crainte paralysante, de l’anxiété. Dans les premières années c’est une attitude tout à fait naturelle; elle nait de son inexpérience et de la conscience qu’il a de son infériorité. Peu à peu, la maitrise du monde physique, qu’il acquiert progressivement, lui donne confiance dans ses forces et lui permet d’affronter calmement des situations nouvelles; le comportement anxieux cependant, peut durer jusqu’à l’âge scolaire,

On trouvera pour l‘anxiété des causes à peu près identiques à celles de la timidité. D‘origine familiale au premier chef: mère et père anxieux qui transmettent bien involontairement, leur trouble à l’enfant. Mais aussi. Événement pénible qui l’a effrayé et qui se répercute en d’autres situations.

La meilleure manière d‘aider l‘enfant à calmer cette anxiété, c’est d’encourager les initiatives qui le rendront sûr de lui dans la vie quotidienne: plus il sait se débrouiller, plus il apprend à devenir indépendant

Autre source éventuelle d’une attitude anxieuse: l‘école; à un point tel qu‘il peut refuser catégoriquement de s‘y rendre. Mais c‘est une nécessité. et il doit l‘affronter. d’abord avec une aide affectueuse. puis tout seul. Ainsi peut-on le rassurer en restant à l’école avec lui au tout début. si c‘est possible. mais il ne faut pas céder à ses caprices.

il arrive souvent qua l’enfant ne puisse exprimer, faute d’un vocabulaire adéquat. ce qui l’inquiète exactement; dans ces conditions. c‘est leur intuition qui permettra aux parents de deviner ce qui le trouble, quel événement l‘a défavorablement impressionné Si l’on ne peut en deviner la nature, une attitude positive consiste à lui marquer une présence discrète mais solidaire. à ne pas minimiser ses peurs ni prétendre qu‘elles sont sans fondement. et à l‘aider à renforcer ses manifestations les plus indépendantes et les moins infantiles De toute façon  et c‘est valable pour l’adulte comme pour l’enfant la vie modems engendre une anxiété permanente: difficulté diverses, problèmes d’emploi rythme de la vie quotidienne qui engendre le fameux ‘’stress’’, mille inconnues d’une société bureaucratisée, injustice plus ou moins réelle, crises économiques, conflits politiques et sociaux…tout cela n’est pas forcément réjouissant si l’on y est sensible et rejaillit automatiquement sur l’enfant de manière héréditaire, on ne peut que tenter de limiter les conséquence d’un mal dont nous souffrons presque tous. Mais dont il faudrait peut être l’avouer nous sommes en grande partie responsables…

 

Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *