mon enfant pose des questions difficiles, se masturbe et dit des mensonges

mon enfant dit des mensonges

Les problèmes de l’enfance

L’enfant: Les questions difficiles

L’enfant se rend compte rapidement qu’un objet, sans être vraiment tabou lui est très personnel : le corps humain, le sien, donc et les questions qu’il pose à son sujet reste souvent sans réponse satisfaisante. Par ailleurs les interrogations qu’il pose sur le sexe et les problèmes qui l’environnent sont rarement aussi fortuites que dans d’autres domaines.

Les allusions au sexe gênent énormément certains parents : alors ils refusent de répondre ou donnent à l’enfant des indications évasives, voire franchement fausses ; ou bien ils changent de sujet de conversation et renvoient la discussion à plus tard. C’est une erreur, où cela signifie pour l’enfant que les sexe implique quelque chose de désagréable, de malsain. Après tout, lui même, de quelle manière l’a-t-on “fabriqué”?

il faut répondre à toutes les questions, y compris celles relatives au sexe. Nombre de parents de nos jours l’ont compris. et expliquent à leur petit enfant que le sexe est quelque chose de normal, au même titre qua ses autres organes.

Cet exemple est important. il montre que l’enfant doit absolument pouvoir poser n’importe quelle question sur n‘importe quel sujet. et recevoir la bonne réponse, en des termes précis et compréhensible: pour lui. SI on le submerge d’explications oiseuses, il sera dépassé et se fermera sur lui même. il est donc plus qu‘utile de tenter de savoir ce qu’il veut, et de lui donner les explications qu’il souhaite en se mettant à son niveau. plutôt que de se lancer dans un discours complexe et souvent incompréhensible sur “les mystères de la reproduction“.

Car, lorsqu‘un enfant demande: “où étais-je“, il ne tient pas spécialement à apprendre du même coup toute l‘histoire de son développement de la conception à la naissance: le processus est trop compliqué pour lui. Comme d’ailleurs pour nombre d’adultes et s’il interroge :  “Comment naissent les enfants?”, la description qu’on lui fera de la venue au monde des petits chats ou des poussins ne le satisfera guère. Il lui faut des précisions. Comme dans les autres domaines que nous avons déjà évoqués, les réponses devront donc être simples, claires et adaptées à l’âge et aux capacités intellectuelles du petit curieux.

L’enfant: La masturbation

Le phénomène est banal, puisqu’il se manifeste chez la plupart des enfants de deux à six ans. Dans une certaine mesure, c’est une étape normale dans le développement de la sexualité; à ce titre, la masturbation ne présente donc pas de danger. Excepté si les adultes, en disant au petit que c’est laid, dangereux, méchant, et autres âneries, l’effraient, le rendent anxieux, le culpabilisent par des menaces d’un autre âge.

il est normal que l’on tente de découvrir son corps et, dans cette exploration, l’enfant s’aperçoit que le contact de ses organes génitaux lui procure du plaisir, des sensations agréables qui l’incitent à Jouer avec eux. Tout comme il l’a fait auparavant avec ses pieds, ses mains, et le reste du corps: que redire à cela?

Toutes les parties de son corps sont “naturelles”, il faut le lui faire comprendre, et s’abstenir de toute réaction de réprobation, ne serait-ce que par une fugitive expression  Intolérance ou en essayant de le distraire, hors de propos, par un nouveau Jeu.

Qu’il éprouve du plaisir à jouer avec ses organes génitaux est plutôt un bien pour lui: après tout, il a la droit de jouir de son corps, comme les adultes. De même que nous l’approuvons dans ses diverses autres activités, quand il court, quand il saute, quand il grimpe, quand il chante, il faut une fois pour toutes. admettre que la masturbation est pour lui un moment agréable. Donc le laisser faire. !

Notons cependant que la masturbation est une activité solitaire. Si l’enfant a, en général, la possibilité de beaucoup s’exprimer et si on lui soumet suffisamment de centres d’Intérêt, il est peu probable qu’il développera l’habitude de se masturber fréquemment et intensément. En l’isolant pour ce faire.

s’il continue de se livrer a cette pratique, mais que, au même âge, il apprécie la compagnie d’autres enfants, il n’y a aucun problème, de même que s’il a l’occasion de participer à des activités multiples, de s’instruire dans des domaines nombreux, et si le milieu dans lequel il vit quotidiennement est calme ce qui implique de bons rapports avec ses parents et ses petits camarades.

Dans de telles conditions, ses intérêts sexuels se fondent avec les autres problèmes et ne le dérangent pas plus qu’un autre comportement.

Par contre, s’il a tendance à vouloir rester seul, s’il refuse la compagnie de ses camarades, s’il passe beaucoup de temps à se caresser, il faut considérer cela comme une petite sonnette d’alarme et voir ce qui, éventuellement, ne va pas.

L’enfant: Les mensonges

Il est difficile de supporter les mensonges d’un enfant, et les parents réagissent souvent très mal.

Mais, si l’on examine de près les raisons qui l’ont poussé à mentir, on s’aperçoit qu’une  trop grande sévérité ne peut que l’engager à recommencer.

Tout d’abord. il faut admettre que la notion de “mensonge” n’est pas claire du tout pour un jeune enfant; pour lui dire un “mensonge’’ c’est comme dire “un gros mot’’. Cette conviction lui vient de la- réaction qu’il a pu Observer de la part des adultes dans ces deux Situations.

Et puis, il distingue mal un ‘’vrai mensonge” d’une simple erreur ou d’une affabulation, d’une invention. Et son langage exprime souvent une grande différence entre le contenu d’une affirmation et la réalité à la quelle il tente de se référer: fiction et réalité se mélangent, avec souvent l’aide des adultes. Lorsqu’ils traitent l’enfant de “lion” ou «de “clown”, ne sèment-ils pas la perturbation dans son esprit?

Au début, pour lui, fiction et mensonge sont la même chose. Quand bien même ils naissent de motivations différentes, il’ ne voit pas ce qui distingue une invention destinée à s’amuser d’une autre qui lui permettra d’éviter ou d’obtenir quelque chose.

Mentir suppose un minimum d’intuition, une certaine capacité d’observation et de prévision. Donc, avant l’âge de quatre ou cinq ans, l’enfant serait bien en peine de raconter un véritable mensonge: plutôt, on est dans le domaine de l’imagination, de l’affabulation.

C’est lorsqu’il comprend que son action ne sera pas approuvée qu’un enfant entre dans le mensonge. il la nie afin de cacher ce qu’il ressent comme une faute qui lui vaudrait des reproches, alors qu’il a toujours besoin de recevoir compliments et affection. Le mensonge peut aussi être un acte d’hostilité.

L’enfant pense souvent qu’il a plus intérêt à mentir qu’à dire la vérité: il a encore du mal à assimiler que les rapports humains s’ils étaient fondés sur l’honnêteté, seraient plus agréables, son point de vue en ce domaine comme en d’autres est plus limité que celui des adultes, et son égocentrisme est toujours roi.

De plus, les adultes de leur coté ne lui simplifient pas les choses: on lui demande d’être honnête mais en même temps, et en toute bonne fois on n’hésite pas à se vanter devant lui des petites tricheries qui font en bonne partie de la tristesse.

Aux alentours de cinq ou six ans, le petit enfant sait très bien faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Donc, il sait quand il ment, quand bien même il ne distingue pas ce qui est “juste” de ce qui ne l’est pas.

L’attitude vis-à-vis des premiers mensonges doit être très étudiée, car elle risque d’avoir de grandes répercussions par la suite. L’enfant aura moins recours au mensonge s’il se sent aimé… et surtout, s’ii sent qu’on ne “tombe pas dans le panneau”, sans pour autant le traiter de tous les noms.

il est nécessaire, s’il a menti, de le lui faire remarquer mais, en même temps, de lui expliquer ce qu’il aurait pu, ou dû, faire.

Dire la vérité à un tout petit, dès le début. en tentant de se mettre a sa portée, telle est l’attitude payante.

 

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