HERPES-hepès génital : causes symptomes traitement et prévention

Herpès génital symptome traitement et prévention

Maladie infectieuse, contagieuse et chronique, l’herpès atteint principalement les muqueuses et le système nerveux.

Le responsable de l’herpès ?

La cause de l’herpès est un virus nommé Herpes simplex (HSV). La contamination se fait par contact direct avec les lésions. Le virus infecte une muqueuse puis chemine le long d’une fibre nerveuse et va envahir le corps des cellules nerveuses de la région qui a été en contact.
Son génome, c’est-à-dire son capital potentiel de reproduction, s’intègre à celui de la cellule nerveuse dans laquelle il reste comme endormi, de façon permanente. Mais sous l’action d’un facteur déclenchant, il va se multiplier et remigrer en sens inverse le long de la fibre nerveuse jusqu’a la zone cutanée initialement infectée où il se manifeste sous la forme d’une “poussée d’herpès”.
Deux types de virus sont en cause : HSV1, majoritairement responsable de l’herpès labial, et HSV2, agent de l’herpès génital.
Au niveau genital, l’herpes est l’une des plus fréquentes maladies sexuellement transmissibles. Due au virus Herpes simplex 2 (HSVZ), elle se situe principalement, chez l’homme comme chez la femme, sur la sphère génitale et/ou anale.

Comment se fait la contamination ?

Par contact des muqueuses lors d’un rapport sexuel. Dès l’apparition des signes précurseurs : brulures, démangeaisons.
Lors des poussées, la contagion est extrême. Le (ou la) partenaire risque fortement d’être contaminé(e).
En dehors des poussées, Il est aujourd’hui prouvé que les malades peuvent faire des excrétions asymptomatiques du Virus, C’est probablement pourquoi l’herpes génital est une maladie qui, loin de régresser, se développe de façon constante dans le monde entier. Ces excrétions sont intermittentes (leur fréquence est fonction de celle des poussées) mais pas systématiques.

Les symptômes de l’herpès

La première rencontre avec le HSV2, herpes type 2, est généralement silencieuse (sans symptôme apparent). Seulement 20 % des cas développeront, environ sept jours après le contact, une “primo-infection”. Les autres, bien qu’ayant été contaminés, ne présenteront pas de manifestations personnelles, tout en risquant de transmettre le virus à autrui, Ce sont des “porteurs sains”.
La première poussée dure deux ou trois semaines, est violente et douloureuse, avec fièvre, maux de tête, démangeaisons, courbatures et (surtout chez la femme).
Des brulures urinaires, L’éruption de multiples vésicules qui éclatent en petites ulcérations affecte les organes génitaux (voire un herpes vaginale ) et parfois la région anorectale (appelé aussi herpes anale ou d’anus). Les épisodes récurrents sont plus courts deux à dix jours -, plus modérés et moins douloureux.

Les différences hommes/femmes

L’herpès Chez la femme :

La zone muqueuse étant très étendue, douleurs internes et brulures urinaires à la miction sont intenses. Les lésions peuvent, en effet, atteindre la vulve et toute la région vulvaire (petites et grande lèvre), le vagin, le col de l’utérus et le pubis.

L’herpès Chez l’homme :

La zone muqueuse, et donc l’infection, se réduit principalement au niveau du gland, de la verge et du prépuce.

Les facteurs déclenchants

Peut-être y a-t-il une prédisposition individuelle à l’atteinte virale, mais des facteurs comme un stress psychique ou émotionnel, la fièvre, la fatigue, les menstruations, des rapports sexuels… sont suffisants pour déclencher une poussée, Plus ou moins fréquentes selon les individus (hommes ou femmes), les récidives, même sans être soignées, s’espacent au fil des ans.

Un diagnostic précoce de l’herpès

Le diagnostic repose surtout sur l’examen clinique. Le médecin (dermatologue, gynécologue ou spécialiste des MST.) examine les lésions, il écoute la plainte du patient et mène une enquête de partenaire (s), Si nécessaire, un prélèvement est envoyé dans un laboratoire spécialisé. La mise en culture cellulaire permet d’isoler et d’identifier le virus (HSV1 ou HSV2).

Des recommandations s’imposent

Eviter toute relation sexuelle jusqu’à cicatrisation complète. Si les poussées sont fréquentes, les rapports doivent être protégés en Permanence. Quand elles sont très espacées, selon 1e comportement sexuel, le type de partenariat et le profil (clinique et gynécologique) du patient; le médecin peut conseiller des rapports systématiquement protégés, rappelons qu’un rapport de type bucco-génital peut entrainer un herpès buccal.

Quels moyens de prévention avons-nous ?

La prévention universelle serait la mise au point d’un vaccin. Conseils de prudence au quotidien : le linge de toilette doit être personnel et les mains seront lavées après tout contact avec les lésions. Menez une vie saine (en réduisant les situations de stress), ayez une bonne hygiène alimentaire et évitez les grandes fatigues. Enfin, et surtout, parlez-en à votre partenaire et à votre médecin.

Eviter les récidives

Des le diagnostic posé, l’herpes génital doit être traité. Aujourd’hui, le médicament de référence est l’aciclovir (un antiviral). il ne détruit pas le virus mais, pris suffisamment tôt (dans les deux premiers jours), il réduit de façon très importante les symptômes, l’intensité et la durée des poussées.
Seul médicament efficace et sans effets secondaires, il est prescrit par le médecin en comprimés, en pommade (pour réduire les petites lésions). En cas de poussées très fréquentes (six ou plus par an), l’aciclovir est souvent prescrit en traitement d’entretien (quatre comprimés par jour) pendant six mois.
L’objectif est de supprimer ou d’espacer les rechutes. Quand elles persistent, le traitement d’entretien est prolongé et réévalué après plusieurs mois.

Une maladie difficile à vivre

Le médecin ne doit pas négliger la dimension psychologique de cette infection chez les personnes ayant des récurrences fréquentes. En effet, il n’est pas rare qu’un sentiment de dévalorisation s’installe en raison du caractère contagieux et chronique de l’herpès.
Par ailleurs, des poussées répétées ne sont pas sans répercussion sur la qualité de la vie affective, sexuelle et professionnelle du malade.
Le dialogue médecin-patient est impératif, l’appui d’un psychologue pouvant quelquefois se révéler utile.

Herpès génital et cancer

En règle générale, 1e HSV2 n’est pas source de cancer. Dans certains cas, i1 pourrait agir comme cofacteur d’un autre virus sexuellement transmissible MST, le papillomavirus qui, lui, peut être à l’origine de cancers du col de l’utérus.

Précautions: herpès pendant la grossesse

Rappelons qu’une femme infectée par le HSV2 peut transmettre le Virus au foetus pendant sa grossesse et surtout lors de la délivrance (quand 1e bébé passe dans la filière génitale). S’il y a primo-infection lors de l’accouchement, 1e risque est fortement augmenté (30 à 50 %). Si une poussée se déclare an moment du travail, 1e risque de transmission, bien qu’il existe, est inférieur à 5 %.

Comment préserver le bébé du herpès ?

L’herpès néo-natale (un cas sur 10 000 naissances) est mortel dans 50 % des cas. C’est pourquoi les obstétriciens français optent pour une césarienne quand ils constatent un herpès clinique chez la mère à l’approche de l’accouchement.
La recherche d’anticorps antiviraux spécifiques (par prise de sang) chez les deux partenaires permettrait, par ailleurs, au médecin de leur conseiller des rapports protégés pendant la grossesse. Cet examen sanguin est encore peu pratiqué, car sa fiabilité est discutable. (De nouveaux tests sérologiques plus efficaces sont actuellement en cours d’élaboration.)
Un dépistage “systématique” des couples discordants (femme non infectée par le virus en début de grossesse, partenaire porteur du HSV2) serait pourtant une mesure essentielle sur le plan de la santé publique.

Bouton de fièvre

L’herpès, qui se transmet par la salive, reste la plus contagieuse de toutes les MST.

Ces virus ont des symptômes identiques : inflammation intense flanquée d’un œdème puis apparition de petites cloques remplies d’un liquide clair.

Une croûte se forme, qui tombe en laissant derrière elle une surface rouge et très sensible, qui finit par disparaître.

Le virus se réfugie dans un ganglion nerveux et réapparaît arbitrairement au même endroit à l‘occasion d’un stress, d’une émotion, de maladies infectieuses généralisées, pendant les règles ou au cours d‘une grossesse. Le malade reste contagieux tant que les lésions ne sont pas complètement cicatrisées (environ trois semaines).

Cette maladie est non seulement très douloureuse mais aussi dangereuse pour les nouveau-nés.

Les MST peuvent avoir de lourdes conséquences, et toute anomalie au niveau des organes génitaux (pertes, démangeaisons, brûlures, lésions, douleurs dans le bas-ventre) doivent inciter à consulter un médecin.

Et il ne faut jamais oublier que le présentatif reste le meilleur moyen de se prémunir contre ces maux d’amour.

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