la pilule contraceptive pour la femme et l’homme du lendemain

pilule contraceptive mode d'emploi et effet secondaires

La pilule contraceptive

dans cet article vous trouverez tous ce que vous devez savoir sur les pilules contraceptives pour la femme et l’homme  à savoir le contenu des pilules, les contre-indications, les effets secondaires, le mode d’emploi et l’efficacité.

La pilule contraceptive combinée

C’est la plus efficace et, de ce fait, la plus utilisée actuellement, son indice de sécurité étant presque égal à 100%. II existe dans le commerce des confections de 20, 21 ou 22 pilules, toutes identiques, contenant un œstrogène de synthèse (l’Ethynil-œstradiol ou le mestranol) et un progestatif de synthèse. 0n les utilise sous différents dosages, afin d‘éliminer le plus possible les éventuels effets secondaires que leur ingestion peut provoquer. De toute façon, la meilleure pilule n’est pas obligatoirement celle possédant le plus petit dosage. C’est au médecin de décider du dosage, après examen de l’équilibre hormonal de chaque femme.

La pilule contraceptive séquentielle

Les produits dits séquentiels sont composés de deux pilules différentes. La première contient uniquement l’œstrogène à forte dose, afin d’assurer à lui seul le blocage de l’action de |’hypophyse. La seconde est une association de deux hormones en mesure de provoquer, deux jours après avoir arrêté la prise des pilules, le flux menstruel. La prise des pilules séquentielles se fait en trois phases: la première, durant les onze premiers jours; la deuxième, pendant les dix jours suivants. Les pilules restantes (la confection est de 28 pilules) sont inactives et servent à donner à la femme l’habitude de prendre la pilule.

La pilule séquentielle qui suit le plus fidèlement possible le cycle ovarien normal, offre un peu moins de sécurité que la pilule combinée: un à deux pour cent de risques, d’après l’indice de Pearl.

Quoique moins utilisée, elle est conseillée aux femmes qui présentent une certaine intolérance à la pilule combinée.

 

Usage de la pilule contraceptive et contre-indications

Nous avons déjà évoqué la façon dont se développe l’action anticonceptionnelle de la pilule: elle recrée dans l’organisme féminin des conditions identiques à celles de la grossesse. La conception étant, en effet, intervenue, entrent en action des hormones qui empêchent toute ovulation jusqu’au moment de l’accouchement.

De la même façon, les hormones contenues dans les pilules contraceptives bloquent le mécanisme de l’ovulation. Elles produisent aussi d’autres réactions qui rendent la grossesse impossible: la glaire cervicale devient dense et impénétrable aux spermatozoïdes, la partie superficielle de l’endomètre, se désagrège, la mobilité des trompes augmente. A l’encontre de la pilule combinée, la pilule séquentielle n’agit pas sur le verrou cervical.

L’utilisation de la pilule est très simple puisqu’elle se prend par voie orale. Nous l’avons vu plus haut, les séquentielles prévoient une pilule pour chaque jour du cycle, les dernières étant à prendre pendant les règles, dans le seul but de maintenir l’habitude de l’utilisation.

Quant à la pilule combinée, on commence à la prendre le cinquième jour à compter du début des règles et l’on continue, chaque jour, si possible à la même heure, de préférence le soir ou la nuit. Le contenu de l’étui étant terminé, les règles apparaissent dans les deux ou trois jours.

Mais même pendant cet intervalle, la femme continue à être protégée du risque de grossesse car l’effet anticonceptionnel agit non seulement pendant la période où elle prend la pilule mais durant tout son cycle.

Sept jours après la dernière pilule indépendamment des règles qui se seront produites entre temps, commence une nouvelle série de comprimés. Et ainsi de suite, jusqu’a ce que la femme ne veuille plus éviter une grossesse. Nous pensons qu’il n’est pas superflu de conseiller de toujours suivre les instructions inhérentes à chaque type de pilule.

Il peut arriver que l’on oublie de prendre une pilule

Et si on oublie de prendre la pilule. Dans ce cas, pour ne pas entraver son efficacité, il suffit de doubler la dose le jour suivant; d’en prendre une le matin et une le soir. Si l’on oublie la pilule pendant plus de deux jours et si c’est vers la fin du cycle, il est préférable d’arrêter, d’attendre les règles qui apparaitront dans un laps de temps de trois à cinq jours et ensuite, de reprendre normalement la série.

Il n’est pas conseillé d’utiliser la pilule par à-coups, de la prendre, par exemple, durant six mois sans interruption, puis de cesser pendant un mois.

lendemain

Quant aux contre-indications et aux effets secondaires négatifs de la pilule contraceptive

C’est au médecin de juger, d’établir et de conseiller. D’une façon générale, la pilule contraceptive est rigoureusement contre-indiquée lorsqu’on Se trouve en présence des troubles suivants: troubles circulatoires graves

(thrombophlébites ou tendance à des phénomènes thromboemboliques); dérèglements du foie (hépatites, cirrhoses. états ictériques); présence ou soupçon de tumeur au sein ou a l’appareil génital; métrorragie de nature non établie.

D’autres maladies et mauvais fonctionnements comme les migraines persistantes, une tension trop élevée, des veines variqueuses, l’asthme, le diabète, l’épilepsie, la névropathie n’interdisent pas, dans l’absolu, de prendre la pilule.

Mais l’utilisation de celle-ci doit être alors placée sous un étroit contrôle médical et nécessiter des analyses périodiques de laboratoire.

En ce qui concerne les effets secondaires, des études sérieuses ont démontré le non-sens des accusations faites par certains à la pilule, lui attribuant la responsabilité de malformations fœtales dans des grossesses de femmes qui avaient auparavant utilisé la pilule contraceptive.

Le pourcentage de malformations est presque identique pour les enfants nés de mères ayant utilisé des contraceptifs oraux que pour les autres. On constate seulement quelques augmentations, en pourcentage, des avortements spontanés chez les femmes fécondées dans les mois où elles cessent de prendre la pilule.

L’accusation faite à la pilule de provoquer le cancer n’est pas plus fondée. De nombreux médecins pensent même que la pilule, en assurant des hémorragies mensuelles régulières, remplit plutôt une fonction préventive.

A propos d’éventuels troubles vasculaires. des études anglaises ont démontré que le risque d’une phlébo-thrombose augmente avec l’utilisation de pilules contenant plus de 50 gamma (1 gamma = 1 millième de milligramme) d’œstrogène. Le comité anglais qui a conduit la recherche, recommande de ce fait de ne jamais utiliser de produits autres que ceux contenant moins de 50 gammas. De toute façon, il n‘existe plus aujourd’hui dans le commerce de pilules ayant un dosage supérieur.

Les effets secondaires, dits mineurs, de la pilule sont presque insignifiants. On prétend par exemple, que la pilule fait grossir. il y a quelques années, c’était partiellement vrai.

Mais aujourd’hui, les nouvelles pilules, plus faiblement dosées, n’ont aucun effet sur la ligne. Tout au plus provoquent-elles, dans les premiers mois, une augmentation de l’appétit.

En outre, elles peuvent, au début, entrainer des règles plus abondantes. Mais ce phénomène disparait, au plus tard, lors du troisième cycle.

Dans le cas contraire, il est bon de consulter un médecin car ce pourrait être le symptôme d’une affection. La pilule est rarement à l’origine de nausées, vomissements et autres malaises digestifs. Mais lorsque ces troubles se produisent, ils disparaissent rapidement.

On peut les éviter en prenant la pilule au cours d’un repas ou en l’accompagnant d’un médicament anti-nausée.

En conclusion, on peut dire que sauf contre-indications exceptionnelles, la pilule est bien tolérée. Dans l’attente de nouvelles découvertes scientifiques, elle est considérée comme le moyen le plus simple et le plus sûr, mis a la disposition des femmes pour prévenir une grossesse non désirée.

La “micropilule”

La différence fondamentale entre la pilule (combinée ou séquentielle) et la minipilule est que celle-ci se compose d’une seule des deux hormones contenues dans la pilule: la progestérone, à dose très basse. En l’absence d’œstrogènes, l’ovulation n’est pas bloquée et ainsi, l’équilibre hormonal de l’organisme féminin n’est pas altéré. A l’encontre de la véritable pilule, la micropilule est donc “non anovulatoire”, c’est-a-dire qu’elle ne bloque pas le mécanisme de l’ovulation et agit seulement au niveau du bouchon muqueux cervical.

Son action s’étend peut-être aussi à la paroi utérine; elle empêche la montée des spermatozoïdes et la nidation de l’œuf.

On doit prendre la micropilule tous les jours, même pendant les règles

La série débute le cinquième jour du cycle et continue sans interruption Ses conseils d’usage sont les mêmes que pour la véritable pilule: il est préférable de la prendre toujours à la même heure.

Les contre-indications sont moindres avec la micropilule puisqu’elle n’agit qu’au niveau local. Les gynécologues la conseillent aux femmes à qui la pilule est interdite pour des raisons pathologiques.

ils la trouvent aussi particulièrement adaptées aux toute jeunes-filles, chez qui il ne convient pas de bloquer l’ovulation car les cycles menstruels étant à peine commencées leur organisme est en somme en rodage. La micropilule est également conseillée aux femmes qui souhaitent allaiter, après leur retour de couches, car son utilisation n’interrompt pas la montée de lait.

En ce qui concerne les effets secondaires, la micropilule peut entrainer des altérations du cycle menstruel, avec des manifestations telles que des pertes hématiques ou des aménorrhées (absence anormale de menstruations). il s’agit en général d’effets de courte durée. Mais s’ils persistent, il vaut mieux s’adresser au médecin qui pourrait ordonner la suspension de l’usage de la pilule contraceptive.

La micropilule étant assez récente les données officielles manquent sur son efficacité Celle-ci, qui est réelle semble pourtant inférieure à celle de la pilule combinée. De toute façon, la marge de risque parait peu élevée. L’indice de Pearl l’évalue à un pourcentage qui varie de un à trois-

Injection en dépôt

C’est une méthode hormonale qui bloque l’ovulation pour une période assez longue, par des injections d’une association d’œstrogène-progestatifs, pratiquées par voie intramusculaire.

Cette méthode permet la lente élimination du produit administré, tout en produisant l’effet des pilules prises quotidiennement L’injection doit être mensuelle. Elle peut aussi être trimestrielle si le contraceptif contient seulement un gestagène de dépôt qui exige trois mois pour son élimination.

Mensuelles ou trimestrielles, les injections sont toujours faites le cinquième jour du flux menstruel. Les deux systèmes sont indiqués pour les femmes souffrant d’intolérance gastrique ou autres troubles qui les empêchent de recourir à une méthode différente.

L’injection mensuelle comporte un inconvénient majeur: l’action de dépôt est subordonnée au point exact où l’injection est pratiquée. Si le produit est injecté près d’un vaisseau sanguin, l’absorption peut en être accélérée. Mais si l’injection est peu profonde, dans les zones adipeuses, par exemple, l’absorption se fait plus lentement. Dans un cas comme dans l’autre, la longueur normale des cycles menstruels en est altérée. En outre, l’effet de l’injection ne s’interrompt pas brusquement. L’infécondité peut se prolonger pendant un temps assez long et rendre impossibles, plusieurs mois après, les conditions requises pour une grossesse qui serait alors désirée.

L’injection trimestrielle comporte également un sérieux inconvénient: pendant trois mois elle interrompt les règles que remplacent éventuellement de petites pertes irrégulières.

L’une et l’autre de ces injections présentent les mêmes effets secondaires que toutes les absorptions d’hormones: nausées, tension au niveau des seins, migraines, etc. il s’agit de troubles légers mais ils peuvent se maintenir tant que dure l’effet de l’injection. L’efficacité de l’injection n’est pas encore officiellement établie. Elle est néanmoins assez élevée et certains savant assurent qu’elle est égale à celle de la pilule.

la pilule contraceptive du lendemain

C’est le nom courant d’un type de pilule contraceptive à utiliser après un rapport sexuel, sans précaution préalable et dans une période présumée féconde.

Ces pilules sont prises pendant cinq jours, en commençant tout au plus 72 heures après le rapport sexuel (mais 24 heures sont préférables). A cette condition et sous réserve que le rapport soit unique, ces pilules peuvent se montrer d’une bonne efficacité.

L’inconvénient de ces pilules réside dans leur dosage en œstrogènes, qui est très élevé. On ne peut donc faire de ce produit qu‘un usage très limité et seulement en cas d’urgence.

Si la pilule ne produit aucun effet, c’est-à-dire que la conception a lieu, il est impératif d’en faire immédiatement part au gynécologue. Celui-ci pèsera soigneusement la situation et traitera la grossesse en conséquence. On a, en effet, constaté que le dosage hormonal élevé de ces pilules pouvait avoir des répercussions graves sur le nouveau-né féminin qui, à l’époque de la puberté, courrait le risque de présenter des tumeurs du vagin.

à lire aussi :

Les Moyens de contraception

Le stérilet en cuivre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *