puberté précoce fille et garcon

la puberté précoce chez la fille et chez le garçon

La Puberté chez la fille et la puberté chez le garçon… époque d’intenses changements, qui voit l’enfant devenir adolescent, adulte même? C’est ce qu’il croit en tout cas puisqu’il est d’ores et déjà en mesure de procréer. De faire “comme papa”, aussi, ou comme maman pour les filles.

Dans cet article nous allons voir :

  • la puberté chez le garçon :  
  • à quel âge  
  • les causes de la puberté précoce chez les garçons
  • les changements liés à la puberté chez les garçons
  • La puberté chez la fille :
  • à quel âge
  •  les changements liés à la puberté chez la fille
  • les problèmes de la puberté chez la fille :
  • les premières règles
  • la durée du cycle menstruel-comment les parents doivent agir
  • les troubles des règles
  • cycle irrégulier tardif ou précoce
  • douleurs au milieu du cycle
  • des règles douloureuses
  • problème de sommeil
  • les causes des vaginites et leurs traitements
  • la visite gynécologique
  • Les problèmes de la puberté chez le garçon :
  • découverte de la stimulation sexuelle, l’érection et le plaisir d’éjaculation
  •  Les problèmes de puberté communs aux filles et garçons : 
  • la masturbation
  • L’acné
  • les Tumeurs
  • l’anorexie mentale
  • les Malformations dues à la rubéole

La puberté chez le garçon :

L’âge de la puberté : Entre onze et seize ans se produisent dans la corps de l’enfant des transformations qui culmineront avec la puberté, c’est-a-dire l’époque où, devenu adulte, il sera capable de procréer. La puberté chez le garçon  commence généralement vers la treizième année.

Cela se produit même parfois plus tôt, à onze ans; ou plus tard, vers quinze ans. Si les événements ne se déroulent pas exactement selon ce processus, il peut être utile de consulter un endocrinologue, c’est-a-dire un médecin spécialisé dans la traitement et l’étude des glandes a sécrétion interne, qui régissent entre autres le fonctionnement sexuel.

De nombreuses maladies peuvent éventuellement avancer la puberté d’où la puberté précoce ou la retarder; mais le problème est trop complexe pour que nous l’étudions ici.

L’âge de la puberté est un épisode de la vie marqué par des changements qui portent sur trois points précis: la taille, le poids, les caractères sexuels.

La taille du jeune garçon augmente à l’âge de puberté de façon surprenante et, généralement, les formes de son corps s’affinent.

Le poids augmente lui aussi, selon des critères que l’on ne peut cependant pas considérer comme absolument rigoureux.

Enfin, les caractères sexuels s’affirment: les testicules sont dans le scrotum, le pénis se développe, des poils apparaissent sur le bas-ventre et aux aisselles, ainsi que sur la lèvre supérieure.

Le corps est droit, de forme anguleuse. Si graisse il y a, elle est en principe bien répartie. La musculature est saillante, et le squelette robuste; et la pomme d’Adam, à savoir le larynx, est repérable sur le cou.

Les épaules sont plus larges que le bassin, les cuisses droites, les régions lombaires plates. Les cheveux sont implantés en avant sur le front, mais descendent aussi sur l’occiput.

Barbe et poils se manifestent au visage et sur le thorax. Les ongles sont larges, courts et robustes, les seins ne se développent pas, la voix se fait grave.

La puberté chez la fille

La fille vit une puberté légèrement plus précoce que le garçon.

L’âge moyenne de puberté chez la fille se situe aux alentours de l’onzième année; parfois, cela se passe à neuf ans; parfois aussi, à quinze ans.

De même que pour le garçons, il est conseillé de consulter un endocrinologue si ces normes sont insuffisamment respectées.

Taille et poids, la aussi, évoluent. Mais les caractères sexuels, bien évidemment, se différencient très nettement de ceux que nous venons d’évoquer…

Un des symptômes les plus précoces et les plus marquants de la puberté chez la fille est le développement des seins: l’aréole s’élargit, devient plus foncée, les mamelons se font saillants et durs.

En même temps, le visage et l’ensemble du corps s’arrondissent; le bassin s’élargit, en haut des cuisses, d’abord, puis au niveau des anches, les épaules par contre restent moins larges que lui.

Les muscles sont légèrement saillants. La région lombaire se creuse (ensellure lombaire) et la respiration devient thoracique (avant la puberté, elle était de type thoracico-abdominal, chez le garçon comme chez la fille).

Les cuisses convergent et les jambes, divergent légèrement, à cause de la conformation osseuse du bassin.

Bien entendu, les organes génitaux se développent. La vulve s’oriente vers le has, à la suite du mouvement de rotation du bassin au cours des années précédentes; le mont de Vénus se fait convexe, et se couvre de duvet; les grandes lèvres se développent, de même que les petites lèvres qui se pigmentent. Le clitoris devient érectile. Les glandes vaginales commencent à sécréter un liquide lubrifiant et blanchâtre.

L’utérus se plie vers l’avant (“antéversion” physiologique). L’implantation des cheveux sur le front est arrondie, alors que sur la nuque ils forment un trident. La graisse du corps se localise en des endroits bien particuliers, propres à l’organisme féminin: fesse, seins, cuisses, pubis, hanches. Quant à la voix de la jeune fille, elle se fait plus grave.

L’apparition de tous ces changements sera couronnée par celle des premières règles, qui constituent un événement extrêmement important pour celles qui sont désormais de jeunes femmes.

Avant que les règles ne surviennent, dans le cours de l’année précédente, les jeunes filles grandissent :assez sensiblement; plus tard, elles se développent moins. ,C’est la raison pour laquelle les enfants ayant des règles précoces sont en général plus petites que les autres.

Garçons et filles sont soumis, lors de leur puberté, à une épreuve de taille: ils deviennent physiologiquement adultes. Ce qui leur crée un certain nombre de problèmes psychologiques. Ainsi, les garçons sont souvent agressifs, tandis que les filles se montrent de plus en plus douces, font montre d’une coquetterie grandissante et d’une sensibilité évidente. Et puis… l’attirance pour l’autre sexe se fait plus vive.

Les problèmes de la puberté chez la fille :

La puberté chez la fille précoce ou normal : Premiers règles

Les premières règles (ménarche) sont pour la jeune fille un événement important; c’est en effet l’éveil de leur féminité. Ce qui ne va pas sans quelques problèmes d’ordre psychologique. Leur famille devrait l’aider à les prévenir et à les résoudre: il appartient aux parents, et à la mère surtout, de préparer leur fille à ce moment.

il est utile pour ce faire de surveiller l’évolution de l’enfant; lorsque l’on remarque les premiers changements physiques qui annoncent l’apparition des règles, il convient de lui expliquer ce qui va se passer prochainement. Et, pour bien la lui expliquer, il faut savoir de quoi il en retourne: c’est ce que nous allons tenter de vous aider à faire.

Les règles, c’est le phénomène fondamental. Physiquement, cela se traduit par une perte de sang, qui provient de l’utérus et passe par le vagin. Chez la plupart des femmes cela se produit assez régulièrement.

Le cycle menstruel est en général de vingt-huit à trente-et-un jours; il peut cependant aller de vingt-quatre à quarante jours, sans que cela soit un signe pathologique.

il se compose de trois phases distinctes, de durée variable. Au début de l’activité ovarienne, jusqu’a l’âge de vingt-deux ans environ, la durée des différents cycles de Menstruation est très irrégulière; mais cela se stabilise ultérieurement.

Les deux premières phases, pré et post-ovulatoires, sont séparées l’une de l’autre par un événement capital: l’ovulation. Celle-ci est marquée par la sortie d’un ovule de son follicule (ovule et follicule se trouvent dans l’un des deux ovaires).

L’ovule, expulsé de l’ovaire, passe à travers la trompe correspondante et tombe dans l’utérus. Si, lors de ce trajet, il n’est pas fécondé par un spermatozoïde, il meurt et est expulsé de l’utérus pendant la troisième phase du cycle: la menstruation.

Le cycle menstruel est réglé par l’action de deux types d’hormones: la progestérone, et les œstrogènes; ce sont elles qui déterminent les caractères sexuels types de la femme. Et c’est leur taux dans le sang qui règle tout le cycle. La diminution temporaire de ce taux détermine la menstruation.

Celle-ci se traduit notamment par l ‘expulsion de caillots de sang, de sang fluide, de cellules desquamées du revêtement utérin; de cette façon, la couche interne de l’utérus est renouvelée à chaque cycle; elle se reconstitue pendant la première phase du cycle suivant.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Que dire à sa fille lorsqu’elle subit ses premières règles?

Des choses simples. II faut tout d’abord lui expliquer ce que sont les règles, et quel en est le processus: pertes de sang environ une fois par mois, caractère normal de ce phénomène. Et puis, lui dire que cela n’a rien de honteux, de sale. Et le lui dire franchement. Eviter des périphrases de style médiéval, du genre: “C’est du sang sale qui doit être éliminé, sinon tu seras intoxiquée“… La jeune fille doit comprendre que les règles ne sont pas à craindre, qu’elles ne provoquent pas d’anémie, d’infection, ou de troubles quelconques, et qu’elle ne risque pas de se vider de son sang.

Les règles n’impliquent pas un arrêt des activités quotidiennes: sport, bain, école ou lycée, promenades ne seront pas suspendus.

Cela dure de trois a sept jours; pendant quarante-huit heures, les règles sont abondantes, puis elles diminuent. Elles se répètent tous les vingt-huit ou trente jours; mais, les premières années en particulier, leur apparition peut être tout à fait irrégulière tous les deux ou trois mois et variable une fois au bout d’un mois, la suivante au bout de trois, etc.…

La puberté chez la fille précoce ou normal : Les règles sont souvent accompagnées de certains troubles

Parmi eux, un ensemble de symptômes assez fréquents, regroupés sous les termes de “syndrome, ou tension, prémenstruelle”. Cela survient juste avant les règles, et la jeune fille doit en être avertie. Les symptômes apparaissent ensemble, ou séparément. Ils consistent en un gonflement des seins, une sensation de tension, des troubles nerveux, des troubles du sommeil, des maux de tête.

Ces symptômes se manifestent sept jours avant les règles environ, et jusqu’a l’apparition des pertes à ce moment-là, ils s’effacent brusquement.

Un phénomène de gonflement, une sensation de tension ne sont pas rares. ils sont localisé aux seins, aux hanches, au bassin et aux chevilles, et s’accompagnent parfois d’une augmentation temporaire de poids de un ou deux kilos.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Les seins sont tendus, gonflés et légèrement douloureux

de chaque coté, ils présentent de nombreux granules de petite taille, mais qui ne sont en rien le signe d’une maladie: pas question de s’inquiéter… voire de penser à un cancer!

La puberté chez la fille précoce ou normal : L’approche des règles

les règles elles-mêmes, sont souvent cause de troubles nerveux mineurs; altérations du caractère, émotivité exacerbée, irritabilité, besoin d’activité physique ou, au contraire, fatigue et désir de ne rien faire.

il faut essayer de comprendre, et de ne pas exagérer les réactions devant les brusqueries éventuelles de la jeune fille.

Dans le même ordre d’idée, on note des troubles du sommeil. Celui-ci, on ‘s’en doute, n’est pas favorisé par une trop grande nervosité. Alors, insomnies partielles avec réveil quelques heures seulement après que la jeune fille s’est endormie; voire insomnie totale.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Le sommeil

si sommeil il y a, est en général agité ou dérangé. Mais ce n’est pas très fréquent, Autre trouble assez répandu, les maux de tête. ils arrivent souvent seuls, et sont un signe annonciateur des règles. L’attitude des parents lors de cette période doit être pondérée. il leur faut essayer de comprendre que l’état de leur fille est lié à des facteurs hormonaux dont elle n’est pas maitresse. Aussi est-il particulièrement stupide de la réprimander durement lorsqu’elle se livre a des accès de colère, ou lorsqu’elle souffre.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Les règles douloureuses

(dysménorrhée) En principe, les premières règles ne sont guère douloureuses: il n’y a pas d’ovulation. Certaines femmes ont la chance, tout au long de leur vie, de ne pas souffrir lors de ces périodes, mais d’autres subissent des douleurs d’intensité variable, localisées dans le bas-ventre, et qui ressemblent à des crampes. Elles apparaissent généralement un ou deux jours avant le flux de sang, persistent jusqu’à celui-ci, puis s’éloignent. Pour améliorer les conditions, il faut tenir compte de l’appréhension des jeunes filles. Leur expliquer qu’elles ne courent aucun danger et qu’elles peuvent poursuivre normalement leurs activités.

Si ces douleurs ne sont pas trop intenses, l’exercice physique a des chances de les atténuer fortement, ou même de les faire disparaitre.

Dans le cas contraire, il est possible d’avoir recours à des antalgiques ou à des médicaments qui décontractent les vaisseaux sanguins. Les prendre trois ou quatre jours avant la date prévue de l’apparition des règles; car il est plus facile de prévenir les douleurs que de les supprimer une fois établies.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Douleurs au milieu du cycle

Dans certains cas, des douleurs soudaines. Assez brutales, apparaissent à I ‘improviste au milieu du cycle. vers les douzième à seizième jours; elles se localisent dans le bas du ventre, sur l’un ou l’autre coté, ou sur les deux à la fois. Elles sont déclenchées par la rupture de l’ovisac ce follicule qui contient l’ovule. Dans l’un des deux ovaires; cette rupture est suivie par l’expulsion de l’ovule. La souffrance, si elle n’est pas intense, rappelle celle d’une crise d’appendicite; cependant. elle n’est pas accompagnée de fièvre, ni de nausées ou de vomissement. ce qui conduit à éliminer cette hypothèse; au bout de quelques temps, on en sera certain. Et d’ailleurs, la palpation du ventre n’éveillera aucune autre douleur particulière chez la patiente. La rupture de l’ovisac s’accompagne de pertes de sang rouge.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Cycles irréguliers

Pendant l’adolescence. la durée des cycles menstruels est très variable: de quatorze à deux cents Jours, ce qui laisse de la marge avant que l’on ne se pose des questions. Cela n’indique absolument pas un état maladif, et il n’est donc pas utile de se lancer dans un traitement médical.

Cependant, si cet état de chose persiste au delà de dix-huit a vingt ans. ou bien si ce phénomène est accompagné de troubles d’ordre général (maigreur excessive. obésité, pilosité importante dans des zones qui n’ont rien de strictement féminin, altération des organes externes), il vaut mieux consulter un spécialiste, endocrinologue et gynécologue.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Vaginites

Leur nom l’indique, les vaginites sont des infections localisées au vagin; elles sont pratiquement inexistantes avant la puberté. il ne faut pas en déduire que, si elles se produisent ultérieurement, elles sont causées par un rapport sexuel. Car les raisons en sont multiples: donc ne pas assaillir la jeune fille qui » en est victime de questions embarrassantes, mais raisonner calmement, et penser avant tout à sa santé.

Les symptômes caractéristiques des vaginites sont les pertes vaginales, appelées scientifiquement leucorrhées, qui s’avèrent plus importantes qu’à l’accoutumée. il faut en effet savoir que ces pertes en faible quantité sont un phénomène normal, et presque constant, chez toutes les femmes en Age de procréer. et qu’elles augmentent naturellement vers le milieu du cycle.

En cas de vaginite. donc de pertes trop importantes. La patiente se verra dans l’obligation d’utiliser des serviettes hygiéniques: c’est la première mesure. Toute simple. La couleur des pertes varie de blanchâtre à verdâtre ou à jaunâtre, alors que les pertes normales sont blanches et transparentes; et leur odeur est souvent désagréable. Ce symptôme de vaginite fondamental est accompagné de démangeaisons vaginales ou vulvaires, d’une sensation de brulure, de rougeurs locales ou bien aux aines (région inguinale).

La puberté chez la fille précoce ou normal : Parmi les causes de vaginites

On trouve des allergies causées par des vêtements en matière synthétique; un manque d’hygiène intime ne peut que les favoriser, de même que le port de pantalons trop étroits, qui irritent la zone génitale; bien sûr il ne faut pas ignorer les rapports sexuels, de quelque manière qu’ils se passent, ou des habitudes que la morale traditionnelle réprouve (masturbation…)

La puberté chez la fille précoce ou normal : Le traitement des vaginites

Le traitement des vaginites pose des problèmes chez les jeunes filles Si elles sont encore vierges. Car elles ont encore cette membrane fine appelée hymen, présente à l’entrée du vagin. et qui ne se rompt que lors des premiers rapports; or, le traitement des vaginites suppose l’introduction d’ovules, ou l’administration de lavage. Le médecin y procédera donc avec la plus extrême prudence afin d’épargner la membrane, et pour cela l’utilisation de collyre est recommandée.

Le gynécologue conseillera le meilleur traitement après un examen effectué à l’aide d’un tampon vaginal, qui aura permis de recueillir les sécrétions vaginales et de les analyser.

Les vaginites aigues impliquent généralement des irrigations abondantes de solutions antiseptiques, ainsi que l’absorption de médication par voie orale.

La puberté chez la fille précoce ou normal : Visite gynécologique

Les jeunes femmes, puis les femmes adultes, se doivent de consulter régulièrement leur gynécologue. S’il s’agit d’adolescentes, celui-ci se trouve devant le même problème que pour les soins apportés aux vaginites. II se conduit donc avec une grande circonspection durant l’examen, non seulement pour des raisons purement physiques, mais aussi pour ne pas embarrasser la jeune fille. il la prépare psychologiquement aux actes qu’il sera nécessairement obligé de réaliser, et se livre à l’examen le plus rapidement possible. Lors de ces visites, la présence rassurante de la mère est impérative, et d’une grande aide: elle devrait le savoir…

Les problèmes de la puberté chez le garçon

Avec la puberté, le garçon atteint également la maturité sexuelle, dont une des manifestations les plus évidentes est I ‘érection, qui peut être causée par des stimulations de tous ordres, physiques, visuelles, auditives, psychologiques.

Le jeune homme découvre alors le plaisir, concrétisé par l’éjaculation, c’est-à-dire l’émission de sperme au cours de l’orgasme.

Dans la plupart des cas, ce plaisir est obtenu dans les rapports sexuels ou dans l’autosatisfaction. Il arrive cependant fréquemment que ces phénomènes se produisent durant le sommeil et le garçon en est inconscient : c’est ce que l’on appelle la pollution. C’est que les centres nerveux destinés à la stimulation des organes sexuels sont entrés en activité déclenchant le phénomène. Cela peut se produire au cours d’un rêve érotique et même en son absence. A la suite de ces stimulations, le sujet s’éveille, mais pas obligatoirement. La pollution agit comme une détente de la tension sexuelle créé dans la journée, —consciemment car le jeune homme éprouve désormais une attirance bien normale pour l’autre sexe —, ou inconsciemment, car la sexualité existe même si le sujet ne le sait pas: elle est enfouie en lui, et se manifeste malgré tout, ne serait — ce que de cette manière.

Il vaut mieux que les parents, sur tout le père, affrontent le problème juste avant la puberté, et indiquent à l’adolescent de quoi il en retourne; sinon, il ira chercher des réponses dans des livres, dans des journaux ou revues sur internet, ou dans de pseudo-amitiés, d’un gout douteux. II est dommage que les mamans, bien souvent, ne soient pas assez au courant de ces phénomènes. Ce qui les amène parfois à hurler au scandale lorsqu’elles découvrent des draps tachés…

Certains garçons s’imaginent, sous l’influence d’informations glanées un peu au hasard, que leur virilité est fonction de la dimension de leurs organes génitaux. Et ils se livrent a toutes sortes de comparaisons propres à les rassurer. Une bonne éducation sexuelle permet d’éviter ces inquiétudes, entachées d’erreurs diverses.

Expliquer à un garçon que sa puissance-virile ne dépend pas de cela ne peut que lui être bénéfique (cependant, certaines maladies maintiennent les organes dans leur état infantile, ce qui alors est effectivement un cas inquiétant); dans la mesure où le jeune homme est à peu près dans un état physique correct, il pourra mener à bien l’acte sexuel.

Et il doit le savoir. Car, en tout état de cause les caractéristiques féminines s’adaptent aux siennes. En ce domaine, il n’y a pas lieu de faire un complexe d’infériorité, ni d’ailleurs de supériorité.

Les problèmes de puberté communs aux filles et garçons

La puberté chez la fille et chez le garçon : La masturbation

Inutile de se voiler la face hypocritement: la masturbation existe chez les deux sexes. Elle consiste en l’autosatisfaction sexuelle, en l’absence de partenaire, et volontaire. Cette pratique est fréquente chez les adolescents comme chez les adolescentes.

Les statistiques le disent: plus de 50% de la population pubère y a recours au moins une fois, et répète l’expérience avant d’établir des rapports dits normaux.

On imagine facilement sur quoi se porte cette pratique: chez le garçon, sur le pénis; chez la fille, sur le vagin ou sur le clitoris. N’entrons pas dans des détails trop “techniques” — que chacun, au demeurant, connait fort bien…

Les motifs qui poussent les adolescents à se conduire ainsi sont multiples: curiosité personnelle, parfois stimulée par celle de camarades ayant déjà fait cette expérience, pollution chez les garçons (soit dit en passant, les filles ne connaissent pas ce phénomène) qui leur fait découvrir, puis tenter de reproduire, le plaisir, mauvaise éducation sexuelle qui leur met en tête des notions erronées.

Un autre motif est à mettre sur le compte de la bêtise des adultes, et des parents en premier lieu qui, à force de tenter de prévenir la sexualité dite anormale a l’aide d’arguments débiles (‘.‘Tu deviendras impuissant — ou frigide’’, “C’est sale”,etc.) obtiennent exactement l’inverse de l’effet escompté. Car les interdictions ne servent qu’a éveiller la curiosité et les jeunes gens, à la première occasion, se livreront à une expérience qui leur montrera, c’est évident, qu’on leur a menti. Ce qui les incitera à continuer. Et à considérer les adultes comme des ignorants et des rétrogrades.

La masturbation a été officiellement condamnée comme un vice horrible, entrainant des conséquences épouvantables, aussi bien physiques que psychologiques. Condamnation portée même par des “médecins”. qui décrivaient les conséquences “néfastes” de cette pratique avec la plus grande solennité et ‘une hypocrisie qui n’était pas moindre; l’Eglise, de son coté, s’en donnait à cœur joie elle aussi.

En vérité, cette pratique disparait lorsque s’éveille la véritable sexualité, celle qui rapproche les êtres, et qui doit être incitée par de bons conseillers: parents, c’est à vous de jouer ‘Par exemple, minimiser le problème, et ne pas angoisser l’adolescent, c’est une bonne attitude.

Elle ne consistera pas cependant, on s’en doute, à l’inciter au contraire à l’autosatisfaction! Mais plutôt à lui en montrer le caractère vain, voire négatif, et à lui faire comprendre qu’il est plus positif d’avoir des rapports normaux avec des personnes de l’autre sexe, des rapports empreints d’affection et de véritable amour.

Bien entendu, ces explications doivent tenir compte de la maturité physique et psychologique de l’adolescent. Encore une fois, c’est l’habitude d’un dialogue suivi entre les adultes et les adolescents qui s’avérera positive et efficace.

La puberté chez la fille et chez le garçon : L’acné

Combien d’entre nous n’ont pas été victimes de l’acné, combien n’ont pas pesté, lorsqu’ils étaient adolescents, contre ces vilains boutons qui, croyaient-ils, allaient définitivement les défigurer?

Car l’acné est un trouble particulièrement fréquent, dans les deux sexes. Dans la plupart des cas, il disparait en l’espace de quelques années; mais, et c’est dommage, il laisse parfois de petites cicatrices.

Très rarement, cela prend un aspect désagréable esthétiquement. II s’agit d’une maladie de la peau, de nature inflammatoire, qui frappe les glandes sébacées, c’est-à-dire les glandes qui font partie du système pileux. Chacun des petits poils de notre corps est pourvu, à sa base, d’une de ces glandes minuscules, dont la taille et la production en sébum (sorte de matière grasse) augmentent à mesure que poussent les poils: c’est pour cette raison que, plus la croissance physique est importante à l’âge de la puberté, plus la surface de la peau se fait grasse;

Et ce. Quel que soit le régime alimentaire pratiqué. L’acné n’est pas vraiment due à la production excessive de sébum.

mais au fait que les petits conduits destinés à l’évacuer vers la surface de la peau se bouchent et en bloquent le flux. Alors, les bactéries Présentes normalement dans les follicules pileux, sortes de petits sacs qui contiennent la racine du poil, entre en contact avec le sébum accumulé. Bloqué sur son trajet d’évacuation. D’où des rougeurs, voire du pus.

L’acné voyage : elle se manifeste ici, puis là ; par exemple sur les joues à L’âge de douze ans, sur le nez a treize ans; plus fréquemment sur la partie extérieure des joues à seize ans. alors que la zone médiane restera intacte; puis naitront dés lésions Localisées sur les épaules et dans le dos.

il n’est pas encore prouvé que le régime alimentaire ait une importance capitale dans l’apparition, puis dans les soins, de l’acné. Pour la soigner, on tient compte de sa gravité, et l’on utilise des médicaments d’application locale (crèmes, lotions), des antibiotiques, et l’on veille tout particulièrement sur l’hygiène des zones atteintes. C’est au médecin de prescrire un traitement.

En matière de pure hygiène, l’on agira de la manière suivante: d’abord, éviter de percer boutons ou points noirs, ce qui ne ferait qu’aggraver la situation; veiller à ce que les cheveux n’entrent pas en contact avec la partie infectée: en effet, ils sont gras, abritent une foule de germes, et ne feraient qu’aider à empirer l’état de la peau; savons normaux ou neutres sont déconseillés. De même que les crèmes émollientes ou les applications de produits huileux sur l’ensemble de la téte: il vaut mieux utiliser des savons acides, plus physiologiques. .

Les jeunes filles ne se maquilleront pas, et choisiront des produits à base d’eau, et non huileux. Le régime alimentaire est libre; éventuellement. en supprimer certains aliments si l’on constate que l’acné redouble de vigueur après leur ingestion.

Il n’existe pas de traitement rapide de l’acné, et l’on doit se montrer patient avant de constater les premiers résultats bénéfiques; un excellent traitement, bien adapté. se montrera efficace au bout de deux mois. Car les soins ne guérissent pas réellement cette infection: ils la contrôlent, seulement. En la matière, le seul vrai remède est la temps. Et puis. Même si la peau a fini par retrouver son aspect normal, il ne sera pas excessif de poursuivre le traitement durant quelques temps. Car souvent. Les lésions se développent plus d’un mois avant qu’on puisse s’en apercevoir.

Quelques indications complémentaires: certains médicaments peuvent provoquer ou aggraver les lésions de l’acné, parmi Lesquels les barbituriques, des composés à base d’iode, de chlore. des pilules anticonceptionnelles. les hormones androgènes; dans ces cas, l’acné se manifeste à l’improviste.

il est des formes d’acné, à caractère assez grave, qui semblent trapper plusieurs membres de la même famille: les soins doivent être alors plus agressifs, et la médecin en décidera. S’il prescrit des antibiotiques ou des tétracyclines. ne pas oublier de les prendre en dehors des heures des repas. une heure avant ou deux heures après: ils agissent ainsi plus efficacement; pendant les traitements fondés sur les tétracyclines.

le régime alimentaire comportera le moins possible de lait et de produits laitiers en général.

L’acné n’est pas susceptible d’être traitée par irradiation: sans doute les symptômes s’atténueraient. mais les lésions réapparaitraient plus tard; en outre, l’application répétée de rayons fait naitre des maladies de peau. et favorise l’apparition de tumeurs malignes.

La puberté chez la fille et chez le garçon : Les grandes peurs à l’âge de puberté chez la fille et chez le garçon

Au cours de l’adolescence, ce sont les tissus osseux et les glandes lymphatiques qui risquent le plus d’être atteints par des tumeurs malignes.

La puberté chez la fille et chez le garçon : Les tumeurs

L’adolescence n’est pas, non plus, dépourvue de soucis, d’inquiétudes, voire de grandes anxiétés fondées sur des troubles supposes ou réels. Parmi ces derniers, les diverses formes de tumeurs, l’anorexie mentale, des malformations; et puis, de redoutables fléaux se manifestent, l’usage de la drogue, mais aussi, plus prosaïquement, celui du tabac (cigarette).

Pour ce qui est du tissu osseux, les tumeurs qui l’affectent provoquent en général une tuméfaction, de la douleur; en cas de choc violent, les fractures sont fréquentes, plus que dans les cas ordinaires; encore plus en cas de chocs bénins. En outre, on note des altérations radiologiques particulières.

L’ostéosarcome se manifeste entre la quinzième et la vingtième année, dans les zones osseuses qui font montre d’une croissance rapide: partie terminale du fémur, tibia supérieur. Les symptômes en sont des douleurs osseuses, surtout la nuit, et des fractures pathologiques: rupture de l’os au niveau de la tumeur, à la suite de chocs qui, normalement, se seraient traduits par un simple hématome, un gros bleu. Ce type de tumeur provoque des métastases fréquentes et précoces dans les poumons. Les -soins sont d’ordre chirurgical: amputation, dés que le mal est diagnostiqué. Elle peut guérir environ 20% des cas, et s’accompagne de l’administration de nombreux médicaments…

Le sarcome d’Ewing ou endothélium

choisit ses victimes de préférence parmi les os longs: fémurs, tibia, humérus, péroné; il se loge aussi dans le bassin, les mâchoires et l’omoplate. Tout cela chez des jeunes gens de dix à vingt ans essentiellement. La tumeur est osseuse et localisée, le toucher permet de la sentir puisqu’elle est gonflée; le malade est fatigué et présente de la fièvre. C’est une tumeur dangereuse, autant le dire: elle se déplace très rapidement dans les poumons, et les trois quarts de ses victimes ne réussissent à survivre qu’un ou deux ans. Les meilleurs soins en ce qui la concernent: l’irradiation, associée, selon quelques spécialistes, a des médicaments chimiques, même si l’on a relevé les troubles avant l’apparition de métastases.

Ce n’est qu’après la dixième année que nait le chondrosarcome. Presque toujours localisé au fémur, au tibia, à I ‘humérus ou au bassin. Il frappe généralement la partie la plus interne de l’os. Seule une intervention chirurgicale, peut donner des résultats assez satisfaisants.

Voici une tumeur plus rare que les précédentes: le fibrosarcome. Il frappe les sujets de dix à quinze ans, au tibia et à la clavicule. Ce qui entraine de grandes douleurs, et une tendance aux fractures. Les soins, ici aussi, sont chirurgicaux: extirpation de la tumeur et des tissus éventuellement touchés par les cellules malignes; amputation du membre atteint. De plus, l’administration de médicaments appropriés joue un grand rôle. Et, dix ans après l’intervention, 40% des malades survivent, et sont considérés comme à peu près guéris.

La Lymphogranulomatose maligne est une maladie généralisée du tissu des glandes lymphatiques, qui se traduit par un gonflement des formations lymphatiques et de la rate. Si cette tumeur peut se manifester à tous les âges, la majorité des cas se situe entre quinze et trente ans. Les premiers symptômes en sont le grossissement des glandes lymphatiques du cou. Des aisselles, de lame. De même que celui de la rate et du foie. Le patient est fatigué. maigrit, est fiévreux, anémié, sans appétit, et souffre de démangeaisons. Même si. au début, une seule glande est atteinte. le mal, peu à peu, s’étend. II n’est pas toujours facile de repérer cette maladie très tôt car elle peut se développer à l’origine dans une glande du thorax ce qui rend le diagnostic malaisé. Cette tumeur est multiforme, et présente des phases variées. Ces éléments indiquent suffisamment que les soins seront adaptés : chirurgie, rayons, chimiothérapie, combinaison des trois ou de deux d’entre eux c’est selon…

Les adolescents sont exposes à une tumeur qui leur est presque propre: le craniopharyngiome, localisé dans le cerveau, et qui se développe Principalement entre quinze et vingt cinq ans. Cette maladie, qui évolue assez lentement, est d’abord relativement bénigne. Les symptômes qui parfois remontent à la première enfance, en sont nombreux: troubles des glandes endocrines qui se traduisent par de l’obésité,- de- la somnolence, une croissance ralentie, du diabète insipide (altération très rare, qui n’a rien à voir avec le diabète sucré que nous connaissons tous: sa manifestation la plus apparente est que le sujet élimine chaque jour une énorme quantité d’urine).

S’y associe des troubles neurologiques de la vision. La thérapie se fonde sur l’extirpation chirurgicale de la tumeur, mais l’on imagine facilement que cela ne va pas sans danger hélas, l’irradiation est parfaitement inefficace…sans intervention chirurgicale, cependant il n’est qu’une issue : la cécité puis la mort…

La puberté chez la fille et chez le garçon : Anorexie mentale

L’élément fondamental de cette maladie(anorexie mentale) est une perte de l’appétit, d’origine psychologique. Une perte d’appétit qui touche surtout les jeunes femmes, entre dix-sept et vingt-cinq ans; le phénomène est beaucoup plus rare chez les hommes.

Cela se manifeste tout d’abord par une réduction radicale de la quantité de nourriture absorbée, accompagnée par des altérations des habitudes alimentaires: refus de partager le repas familial, le fait de ne rien manger au repas mais tout en grignotant à des heures indues. les malades de l’anorexie mentale rejettent souvent la viande, les graisses, et les aliments solides en général: ils préfèrent se nourrir de légumes, de salades, de fruits.

Ils donnent parfois l’impression d’avoir de l’appétit, dans les cas où ils s’alimentent normalement; mais, peu après la fin du repas, ils se réfugient dans la salle de bains or ils provoquent des vomissements qui leur font rejeter ce qu’ils viennent de manger. Rien d’étonnant, dans de telles conditions, que les sujets atteints deviennent maigres, à un point tel qu’on les croit atteints d’une grave maladie organique, tumeur ou insuffisance globale de l‘hypophyse.

Les jeunes filles atteintes de l’anorexie mentale se montrent le plus souvent nerveuses, très actives, et ne semblent pas se rendre compte de leur état de santé.

D’ailleurs, leurs résultats, scolaires sont bons dans l’ensemble, elles sont bien notées par leurs professeurs et, comme elles sont empressées auprès de leurs camarades, malagrès qu’elles sont victimes de l’anorexie mentale.

ces derniers les apprécient. Mais elles établissent rarement un rapport véritable d’amitié et de compréhension avec les jeunes de leur âge.

Physiquement, elles voient se tarir leur flux menstruel; elles sont sujettes à la constipation: alors, elles font usage, en secret, de trop fortes doses de laxatifs, ce qui ne fait qu’aggraver l’état de leurs intestins. Elles ne manifestent pas de malaises, et cachent soigneusement les troubles que nous venons d’évoquer. Elles se montrent liées à leur mère, trop peut-être, ce qui est inquiétant. Si elles subissent une visite médicale, celle-ci ne servira pas a déceler grand-chose, à part l’absence de tissus adipeux et un aspect général vieillissant.

Cet état de fait peut se prolonger pendant des années sans modifications; puis s’améliorer, ou empirer.

Dans les cas extrêmes, les victimes d’anorexie mentale deviennent trop faibles, et restent couchées. Il arrive même, cela s’est vu, que cela leur coûte la vie…

Nous avons déjà signalé que les causes de l’anorexie mentale sont psychologiques, et que les altérations des glandes endocrines ne sont que secondaires.

Les causes psychologiques de l’anorexie mentale on les trouve d’abord dans une crainte obsédante de l’obésité; cela peut tenir à ce que les parents, lors de l’enfance du sujet, ont eu à son égard un comportement très-frustrant envers ses initiatives, la mère ayant le reproche trop facile ou se montrant particulièrement envahissante, père et mère associés l’empêchent de prendre la moindre décision sous prétexte que-leur fille ne comprend rien, et qu’elle doit leur obéir en tout tant qu’elle n’est pas indépendante, etc. Par ailleurs, les parents l’angoissent souvent en lui parlant de son poids, de son régime, lui donnent ordres et conseils alors que la maladie s’est déjà installée, ce qui n’est pas fait pour améliorer la situation.

Par contre, une surveillance discrète peut produire les résultats inverses.

Les traitements de l’anorexie mentale

  consistent évidemment en une psychothérapie appropriée. Dans de nombreux cas, on obtient des résultats spectaculaires en éloignant la jeune fille de son milieu familial pendant quelques temps. Sans lui montrer — c’est tout a fait important — que l’on s’intéresse de trop près à son poids, à son régime, à la quantité de nourriture qu’elle absorbe.

Si toutefois le cas est grave, il faudra recourir a l’alimentation au moyen d’une sonde gastrique; si la patiente s’y refuse, on y procèdera quand même, mais durant son sommeil.

Mais cette manière d’agir n’a pour résultat que de maintenir la patiente en vie: seul un contact psychologique convenable permettra de la sortir de l’ornière. Cependant, reconnaissons que les cas extrêmes sont fort rares.

Une psychothérapie convenablement appliquée, et si le sujet parvient grâce à elle à éliminer les raisons de ses troubles, permettra d’avoir raison de cette anorexie: aspect physique et alimentation se rétabliront normalement, tandis que le flux menstruel réapparaitra, avec peut-être un peu de retard.

La puberté chez la fille et chez le garçon : Malformations dues à la rubéole

La rubéole est une des maladies les plus courantes à l‘âge scolaire; elle n’épargne cependant ni les adolescents ni les adultes.

La période d’incubation dure de 5 à 12 jours, au bout desquels apparait un exanthème, c’est-à-dire des plaques et des boutons rouges, sur le visage d’abord, puis sur la poitrine et au ventre. Cette maladie infectieuse(rubéole) est inoffensive, et n’entraine jamais de complications.

Cependant, si le sujet atteint de la rubéole est une femme enceinte, dans les trois premiers mois de sa grossesse, alors il y a lieu de s’inquiéter: c’est qu’elle risque de mettre au monde un bébé mal formé. Ces malformations peuvent porter sur les yeux (cataracte bilatérale et cécité), l’ouïe (surdité due à l’altération de l’oreille interne), le cœur (cardiopathie congénitale), le squelette (pied “chevalin”) l’appareil génital (localisation anormale de l’orifice urétral), les dents (altérations dans leur forme et leur position). La localisation de ces malformations dépend de la période au cours de laquelle la maladie a été contractée. Soulignons qu’elles ne sont pas forcément évidentes au moment de la naissance; dans de nombreux cas, le nouveau-né semble absolument sain.

Autre problème posé par la rubéole: le diagnostic n’en est pas très facile. Car elle ne se présente pas toujours avec tous les signes qui permettraient de la reconnaitre à coup sur;

dans certains cas de rubéole même, elle reste parfaitement cachée (on parle alors d’infection inapparente). Le danger n’étant donc pas perçu, la maladie risque d’exercer ses ravages dans une totale clandestinité.

Pour toutes ces raisons on a mis au point un vaccin contre la rubéole destiné non seulement aux femmes enceintes, mais à tous les enfants, filles et garçons, de plus d’un an ca, ils sont la source de contagion la plus fréquente, ce Vaccin peut être administré Selon différents schémas: vaccination de tous les enfants de plus de un an (jamais moins); vaccination des jeunes filles au moment de la puberté c’est-à-dire au moment ou elles acquièrent la capacité de procréer; vaccination de toutes les femmes en contact permanent avec des groupes d’enfants car ceux-ci, nous l’avons vu, sont la principale source de contagion — il s’agit ici, on s’en doute, des maitresses d’école, des professeurs, des infirmières, des gardiennes de crèches, ces derniers reste les plus affronts à la rubéole etc.

En vérité, ce sont les deux premières méthodes qui offrent la plus de chance d’efficacité. Le choix est alors soumis à de nombreux facteurs tels que le cout de l’opération. les difficultés de mise en oeuvre, et la nécessité d’effectuer un examen Sanguin qui permettra de savoir si le Sujet à déjà été atteint par la rubéole; en principe on ne vaccine pas les femmes enceintes, ou supposées l’être, car ce la risquerait d’avoir sur l’embryon les mêmes effets que la maladie.

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