Taux de cholestérol LDL, HDL et régime alimentaire

cholestérol ldl hdl et régime alimentaire

cholestérol LDL et HDL

Ces graisses qui font mal au cœur, Le cholestérol, considéré comme responsable depuis plus de quarante ans des infarctus et des maladies cardiovasculaires, semble en voie de réhabilitation. Car, depuis, les connaissances sur ce lipide se sont affinées.

Le régime cholestérol


Dans le monde occidental, trop bien nourri, les graisses ont mauvaise réputation. Elles font grossir et sont accusées des pires maux.

Définition : rôle et fonction

Bouc émissaire : c’est un lipide indispensable à la vie, dont seul l’excès est nuisible. Il entre dans la composition de nos membranes cellulaires, dans la fabrication de nombreuses hormones et enrichit nos neurones.

D’où provient ?

Pour les deux tiers, le cholestérol est synthétisé sous le contrôle du foie, seul le tiers restant provient de l’alimentation.

De quels aliments vient le cholestérol

Principalement des produits animaux (cervelle, œuf, foie, etc..) et des produits laitiers.
Le sang transporte ces apports, là où l‘organisme en a besoin : insoluble, comme tout corps gras, le cholestérol doit donc être associé à des lipoprotéines qui lui servent de véhicule.

5 Aliments pour réduire votre taux de cholestérol

Deux groupes

Cholestérol  LDL

Les molécules de basse densité, LDL (low density lipoproteins), qui le transportent vers les cellules, et

Cholestérol  HDL

Les molécules de haute densité, HDL ( high density lipoproteins), pour le retour vers le foie. Un taux élevé de LDL donne le « mauvais » cholestérol, qui représente un danger coronarien, tandis qu’un fort taux de HDL, le « bon » cholestérol, protège des maladies cardiovasculaires.

Le paradoxe français

La quasi-totalité des connaissances modernes sur le cholestérol est le fruit d’une étude exemplaire menée depuis 1948 dans la petite ville américaine de Framingham.

Les résultats, souvent inattendus, ont bouleversé les idées reçues en matière de nutrition et d’épidémiologie. Il est désormais établi que 30 % des personnes ayant un taux de cholestérol supérieur à 3 grammes par litre de sang seront sujettes à des maladies coronariennes.

Le taux normal

Le taux  normal se situe entre 1,8 et 2,5 g/l, celui de bon cholestérol HDL étant supérieur à 0,40 g/l.
L’important n’est pas tant la quantité totale de cholestérol que la proportion de bon et de mauvais cholestérol dans le sang.
Un taux de cholestérol un peu élevé (de 2,5 à 3 g/l) est acceptable quand il est corrigé par un taux élevé de HDL (supérieur à 0,70 g/l). Les Américains, pour la plupart d’entre eux managent moins gras et absorbent moins d’alcool que les français aussi est-il logique qu’il aient un taux de cholestérol bien moins élevé.

Cependant, la mortalité coronarienne outre-Atlantique est deux ou trois fois supérieure à la notre. C’est ce que les spécialistes américains appellent le French paradox.

Si le taux reste un marqueur relativement fiable du risque cardio-vasculaire, il n’est pas seul déterminant.
La quantité de l’alimentation, certains aliments aux propriétés encore méconnues, le vin rouge consommé avec modération.
Les vitamines C, A et E, et sans doute le plaisir de vivre, bien que difficilement mesurables, interviennent également, et parfois heureusement.

L’énigme des traitements anticholestérol

Ce n’est qu’aux années 90, une étude Scandinave a confirmé l’efficacité d’un médicament hypocholestérolémiant dans la prévention des maladies cardiovasculaire : la Simvastatine. Elle réduit le cholestérol total de 25% est le LDL de 35%, favorisant une réduction de 30% de la mortalité totale.

Très efficace pour des taux modérément élevés, la Simvastatine doit être utilisée en association avec d’autres médicaments pour soigner les grandes hypercholestérolémies. Celles-ci font aussi l’objet de recherches cliniques de pointe dans le domaine de la thérapie génique.
En effet, l’hypercholestérolémie est souvent d’origine génétique, et les premiers essais ont été lancés pour en réduire l’incidence en ajoutant le gène adéquat aux cellules du malade.

Leurs résultats confirment l’ambiguïté des liens entre signes biologiques et signes cliniques : les malades ainsi traités ont vu leurs taux de cholestérol baisser mais aucune amélioration clinique n’a été constatée. Des résultats encore préliminaires qui ne permettent pas de conclure l’utilité de cette stratégie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *